Tian courgettes, tomates

Ce n’est pas toujours facile de trouver des idées de recettes à faire en semaine. En général, on essaye de manger léger avec des plats qui peuvent être faits rapidement. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut cuisiner tout le temps la même chose et ne pas se faire plaisir avec des assiettes qui ont du goût. Ne faites pas l’erreur de vous « punir » du lundi au vendredi en vous disant que quand on fait attention, c’est normal de ne pas aimer plus que ça ce que l’on mange. C’est le meilleur moyen pour vous venger ensuite le weekend en dévorant tout ce qui vous passera sous la main 😅

Voici donc un accompagnement que je fais souvent et que j’adore. Il est simplissime à faire et plutôt rapide en plus d’être léger et délicieux. Si vous en avez le courage, vous pouvez le faire sans mozzarella mais personnellement, j’en suis incapable.

Ingrédients

Pour 4 personnes : 

  • 4 tomates allongées fermes
  • 2 courgettes moyennes
  • 3 boules de mozzarella
  • 1 oignon
  • 1 échalote
  •  Sel, poivre
  • Huile d’olive
  • Herbes de Provence

Préparation

 

 

 

1. À l’aide d’une mandoline, trancher les courgettes, les tomates, l’oignon et l’échalote.

2. Verser un filet d’huile d’olive dans le font d’un plat à gratin de taille moyenne.

3. Commencer le montage par une couche de courgettes.

 

 

 

 

4. Puis une couche d’oignons.

 

 

 

 

 

5. Poursuivre avec des tomates, sel et poivre.

 

 

 

 

6. Ajouter l’échalote et les herbes de Provence.

 

 

 

 

7. Encore des courgettes puis des tomates et ainsi de suite jusqu’à ce que votre montage atteigne presque le haut du plat.

8. Enfourner votre tian pour 20 min dans un premier temps. Sortir le plat et ajouter des tranches de mozzarella. 

Mettre au four pour 20 min supplémentaires.

Le mélange tomates, courgettes va tirer beaucoup d’eau, c’est normal et c’est aussi ce qui fait que le tian n’est pas sec. C’est un super accompagnement d’une viande ou si vous n’en mangez pas, d’une saucisse végétale ou d’un steak végétal 😊

Granola healthy

J’adore le granola, mais quand j’ai commencé à m’intéresser à la composition de ceux qui sont vendus en grande surface, je me suis vite rendue compte qu’ils étaient bourrés de sucre et de gras. J’ai essayé des versions bio, sans sucre etc mais qui ne m’ont pas vraiment plu car on perdait complètement le côté gourmand. Et puis mon amie Miléna qui est une super cuisinière et a toujours le pif pour dénicher des recettes light et délicieuses, m’a donné cette recette. Je dois dire qu’elle me convient parfaitement : aucune huile, un peu de liquide sucrant quand même et la compote qui permet d’obtenir les grosses pépites qu’on adore. Vous pouvez même ne pas mettre de sucre du tout en ajoutant plus de compote, mettre des épices différentes et bien sûr, choisir ce que vous voudrez pour agrémenter votre granola.

ATTENTION : bien que ce granola soit healthy, il reste quand même riche donc à manger avec modération 😉 (c’est qui celui-là?)

Ingrédients

  • 180 g de flocons d’avoine
  • 60 g de graines et fruits à coques de votre choix (noix, noisettes, amandes, noix de pécan etc)
  • 2 cuillères à soupe de tahini (purée de sésame que vous pouvez trouver au rayon bio des supermarchés ou dans un magasin bio). Quand j’en ai sous la main, je mets 1 CS de tahini complet et 1 CS de tahini normale.
  • 3 cuillères à soupe de liquide sucrant : ces derniers temps je mettais 2 CS de sirop d’agave et 1 de sirop d’érable. Vous pouvez aussi mettre du miel.
  • 1/2 cuillère à café de fleur de sel (voir moins si vous n’êtes pas fan du petit côté salé que peut avoir le granola)
  • 90 gr de compote de pommes ou un mélange ça marche aussi (pomme/poire par exemple)
  • Plus ou moins 1 cuillère à café de chaque épice de votre choix : moi je mets gingembre et cannelle en générale car je ne suis pas fan de cardamome.
A ajouter après cuisson et après avoir laissé sécher votre mélange :
  •  Plus ou moins 45 g de graines de courges
  • 45 g de fruits secs (je mets des cranberry en générale mais vous pouvez aussi y ajouter au choix : pruneaux, raisins, figues, noix de coco etc).

Préparation

 

 

 

 

  1. Mélanger ensemble le tahini, les liquides sucrant, les épices et la fleur de sel.

 

 

 

 

2.Dans un saladier, mettre les flocons d’avoine et la compote. Mélanger puis ajouter les noix et fruits à coques ainsi que la mixture précédente. Bien mélanger à nouveau.

3. Étaler votre granola sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé. Attention à ne pas trop étaler non plus pour que vous ayez bien le résultat en pépites souhaité.

4. Mettre votre plaque dans le four encore froid. Puis, allumer le à 150° et faire cuire 20 minutes. Sortir la plaque, mélanger et enfourner à nouveau pour 20 minutes supplémentaires (en surveillant qu’il ne bronze pas trop non plus).

5. A la fin de ce second passage, laisser refroidir sur la plaque à l’air durant une nuit. Enfin, ajouter les fruits secs, graines de courge ou ce qui vous fait plaisir ☺

La recette est dispo en IGTV sur ma page instagram!

Tarte rustique tomate, aubergine, chèvre

Depuis quelques temps, c’est la grande mode des tartes rustiques et je dois dire que je suis fan. Même si j’adore cuisiner, il y a des étapes que je n’aime pas faire et beurrer les moules en fait parti. Du coup ce qui est bien avec cette recette, c’est qu’il n’y a pas de moule. J’aime assez le principe de pouvoir faire une tarte de la taille que l’on veut, de la forme que l’on veut, avec ce petit côté old school qui fait tout son charme. Voici donc une première variante pour vous avec tomates et aubergines. Je sais que ce n’est pas encore de saison mais les légumes viennent de France (c’est déjà ça) et j’avoue que je me console du confinement qui n’en finit plus en débordant un peu sur mes principes…

En tout cas cette tarte est délicieuse, riche en légumes et légère car pas de beurre, pas d’œufs ni de lait. Du coup on est aussi sur du végan si vous trouvez le courage de ne pas mettre de chèvre dessus 😅 

Ingrédients

Pour le fond de tarte : 

  • 400g de tomates cerises ou petites tomates grappe
  • 1 petite brique de coulis de tomate
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre

Pour la pâte rustique : 

  •  250g de farine complète
  • 80g de farine de petit épeautre
  • 100ml d’huile d’olive
  • 120ml d’eau
  • Sel
  • Optionnel : origan et sésame

Vous pouvez bien sûr choisir d’autres farines mais évitez la farine blanche qui ne va pas avec le côté rustique. Je vous conseil de mettre les liquides au fur et à mesure pour voir comment votre pâte évolue car les quantités peuvent être différentes selon le type de farine que vous utiliserez. Rééquilibrez les doses si besoin.Pour la garniture :

Pour la garniture : 

  • 1 aubergine
  • 1 grosse tomate côtelée rouge
  • 1 grosse tomate côtelée jaune
  • 2 tomates green zebra
  • 1 bûche de chèvre
  • Basilic
  • Sel, poivre
Vous pouvez choisir des tomates cœur de bœuf aussi.

Préparation

Pour le fond de tarte:

1. Émincer l’oignon et l’ail et les faire rissoler à feu vif dans une poêle quelques minutes avec de l’huile d’olive.

2. Couper les tomates en petits dés et les ajouter au précédent mélange avec le coulis de tomate. Remuer 2 minutes puis baisser sur feu doux.

3. Laisser réduire pendant 1 à 2h jusqu’à ce que le mélange épaississe en remuant et en surveillant que ça ne brûle pas.

4. Réserver à température ambiante. 

Pour la pâte rustique :

1. Verser les farines dans le bol de votre robot (mais cela peut tout à fait se faire à la main).

2. Faites un puits au centre et versez-y l’huile et l’eau.

3. Sel, poivre + origan et sésame (vous pouvez choisir une autre herbe et du pavot par exemple).

4. Malaxer jusqu’à ce que la pâte soit lisse. Faites une boule et placer au frigo 30 min minimum.

Pour le montage : 

1. Couper vos légumes en fines tranches.

2. Préchauffer votre four à 190°. Étaler finement la pâte sur une surface farinée. Plier en 4 pour pouvoir la mettre sur une plaque recouverte de papier sulfurisée (il faut une grande plaque).

3. Étaler votre préparation aux tomates cerises sur la pâte. Disposer les tranches d’aubergines et de tomates à votre convenance. Saler, poivrer.

4. Faire une première cuisson durant 20 min puis sortir la tarte du four et y ajouter les tranches de chèvres bûche. Continuer la cuisson 20 min. Pour finir, disposer des feuilles de basilic sur le dessus et déguster avec une salade!

ATTENTION : votre tarte doit être plus bronzée que sur mes photos. Quand j’ai coupé la première part, elle n’était pas cuite en dessous (les tomates tirent beaucoup d’eau). J’ai dû la remettre au four mais le timing que je vous ai donné devrait être le bon. Si vous avez le même soucis : mettez votre tarte sur une grille et non sur une plaque.

Ma recette sera dispo en IGTV sur mon compte instagram si vous voulez plus de détails 😘

Ma vie sans viande

Il y a des décisions qui sont plus difficiles à prendre que d’autres. Parce qu’on ne sait pas par où commencer, parce qu’on pense que ce sera trop difficile, parce qu’on a peur des réactions des gens etc

Il y a quelques mois, j’ai acheté le livre d’Hugo Clément : « Comment j’ai arrêté de manger des animaux ». Je ne l’ai pas fait par hasard mais parce que ça faisait longtemps que j’essayais de me décider à arrêter de manger de la viande. Il y a bien des livres qui vous motivent à arrêter de fumer alors je me suis dit que celui-là m’aiderait peut-être à me lancer. Je savais que regarder une ou deux vidéos sur les abattoirs serait sûrement l’électrochoc dont j’avais besoin mais c’était au-dessus de mes forces. J’ai pensé que sous forme de description écrite, ce serait moins traumatisant.

 

Je précise que tout ceci reste mon avis et mon expérience personnelle. Elle est très récente et je n’ai pas de connaissances scientifiques dans le domaine de la nutrition.

Pourquoi devenir végétarien?

Il existe une multitude de raisons à ce choix et voici celles que j’ai pu identifier : 

  • Pour avoir un régime alimentaire plus sain. Des repas plus légers, plus diversifiés, une meilleure digestion, réduire son cholestérol etc
  • Dans un souci écologique. Entre autres effet néfaste sur l’environnement (sur l’eau, les forêts etc), l’industrie bovine est très polluante et la pêche intensive a de lourdes conséquences sur la santé des océans.
  • A cause de la souffrance animale. Inutile de vous rappeler les conditions d’élevage et d’abattage terrifiantes qui sont appliquées dans nos abattoirs.
  • Parce que l’on considère que les animaux sont intelligents et doués de sensibilité et que donc on ne veut pas les manger.

Toutes ces raisons ensemble forment un plaidoyer plus que recevable sur le sujet. Pourtant, elles ne suffisaient pas à me convaincre d’arrêter totalement la viande. 

Le débat intérieur

Je savais déjà tout cela depuis longtemps mais j’arrivais à discuter chacun de ces faits les rendant finalement et tristement insuffisants à une vraie prise de décision.

  • Je suis très (même trop) préoccupée par mon poids. Cet argument me parle mais ce n’est pas parce que je ne mangerai plus de viande que je ne consommerai plus de sucre ou de gras et plus d’alcool. Contrairement à une idée répandue, végétarien ne veux pas dire light. De plus, j’ai toujours défendu le fait qu’il faut manger de tout avec modération et les théories sur le fait que l’Homme serait à l’origine herbivore sont discutables.
  • Je suis bien sûr sensible à l’écologie. A mon échelle, j’essaye de changer mes comportements quotidiens pour avoir une attitude plus responsable vis-à-vis de la planète. Mais voilà, je suis loin mais alors très loin du 0 déchet et j’ai une voiture, je prends l’avion, etc etc etc. Et même si chaque geste compte et que ce n’est pas parce qu’ils ne seront pas suffisants individuellement qu’ils ne peuvent pas changer les choses collectivement, je ne me voyais pas invoquer cette raison auprès des autres et de moi-même.
  • La souffrance animale constituait pour moi l’un des arguments clés dans ma réflexion. Je me rappelle être tombée un jour par erreur, en cliquant sur un lien que j’avais reçu par mail, sur la vidéo de coyotes dépecés vivants pour leur fourrure. J’en ai eu des frissons et les larmes aux yeux pendant des années jusqu’à ce que j’arrive à effacer ces images de ma mémoire. Mais j’arrivais encore à mettre cela de côté en achetant pas de fourrure où plus largement, en me dirigeant vers des éleveurs « responsables » qui s’occupent de leurs bêtes avec amour et considération et leur offrent de bonnes conditions de vie.

Le déclic

Le livre d’Hugo Clément a été un déclic en ce sens. Il y parle beaucoup de l’intelligence et la sensibilité animale. Je connaissais celle des chiens car c’est le premier animal dont j’ai pu apprécier « l’humanité » depuis ma plus tendre enfance mais je pensais moins à celle des animaux que je mangeais. Et le fait est que je les aime tous. Les vaches, les cochons, les moutons et tous ces êtres qui se retrouvent dans nos assiettes. Je suis aussi attendrie par un chiot que par un agneau ou un veau. Je suis convaincu de l’intelligence et de la sensibilité de toutes ces espèces (alors que je suis loin d’être convaincue de celle de tous les Hommes…). Hugo Clément explique que pendant longtemps les chercheurs ont eu pour mot d’ordre de ne pas s’attarder sur l’étude de ces animaux d’élevage de peur d’éveiller les consciences. C’est donc très intéressant de prendre connaissance des conclusions de différentes études peu connues sur le sujet et qui sont étonnantes ! Elles prouvent que les cochons, les poulets, les moutons etc ne sont pas moins intelligent que nos compagnons à 4 pattes que nous chérissons tant. Au contraire, ils réussissent souvent dans des exercices ou le chien a échoué. Le résultat de ma réflexion a été le suivant : si je suis incapable de manger un chien ou un chat car je les considère comme intelligents et sensibles, pourquoi n’en est-il pas de même avec les autres ? Je me suis trouvée terriblement hypocrite de critiquer certaines populations qui mangent nos animaux « domestiques » comme si les autres méritaient moins qu’on s’en préoccupe. De me dire sensible à la cause animale dans son ensemble tout en omettant volontairement toute une partie d’entre eux. 

« L’Homme est le seul animal qui peut être l’ami de ses victimes jusqu’à ce qu’il les dévore ».

-Samuel Butler

Les difficultés

Beaucoup de gens n’osent pas se lancer par peur de la réaction de leur entourage. Je les comprends tout à fait. Ce n’est pas toujours facile « d’imposer » à sa famille une nouvelle restriction qu’ils devront prendre en compte s’ils vous invitent. Et puis nos aînés ne sont pas vraiment fans de ce mode de pensée. J’ai préféré n’en parler qu’aux personnes les plus tolérantes de mon entourage à savoir ma mère et ma sœur. Je savais que même si elles ne seraient pas ravies de la nouvelle, elles me comprendraient et me soutiendraient. Et pour les autres, vous verrez qu’ils se montreront souvent plus ouverts que ce que vous pensiez. De toute façon l’important est que c’est VOTRE choix et qu’il faut avant tout que vous soyez en accord avec vous-même et non avec les autres. J’ai même remarqué que certaines personnes sont des végétariens contrariés qui sont embêtés de manger des animaux et qui en argumentant en faveur du flexitarisme essayent plus de se convaincre eux que vous. Je n’essaye pas de les faire changer d’avis et je les écoute avec bienveillance car je trouve cette initiative déjà louable et je n’ai pas la prétention d’être militante pour la cause. 

« On est des prédateurs! »

Celui qui chasses les barquettes de steaks hachés au Monoprix

Je fais en sorte de m’adapter à tous les menus même si cela veut parfois dire ne manger que des accompagnements. Je ne veux pas exiger des autres qu’ils cuisinent plusieurs menus et j’estime que c’est à moi de prévoir si besoin. Si on me demande les raisons de mon choix, je les donne tout simplement comme je suis entrain de le faire dans cet article. Il y aura toujours des gens pour vous dire que vous allez avoir des carences, que nous sommes des êtres carnivores, qu’il faut manger de tout… si vous vous en sentez le courage et les ressources vous pourrez contrer leurs arguments et de toute façon ils se valent tous d’un côté comme de l’autre. L’important est avant tout que vous soyez intimement convaincu du bien fondé de votre démarche et c’est grâce à cela que vous ne serez pas hésitant ou découragé à la première réflexion.

Ce qui m’a le plus frappé de ma courte expérience de végétarienne débutante, c’est la réputation qui en découle. Pour beaucoup de gens, les végétariens sont des personnes tristes, ennuyeuses, moralisatrices, fades, qui ont mauvaise mine etc C’est totalement faux bien sûr mais attendez-vous tout de même à ce qu’on vous serve ce genre de clichés. Certaines personnes ont besoin de rabaisser et de ridiculiser les autres de manière excessive par manque de confiance en eux, laissez-les faire, ils se fatigueront tout seuls 😉

Le bilan

Pour le moment tout se passe bien et je trouve toujours des alternatives à la viande. Même si occasionnellement certaines odeurs me font envie, je me rends compte que j’aurais de plus en plus de mal à manger de la chaire animale. Au-delà de ça, je me sens en cohérence avec moi-même et avec mes convictions. Je ne peux pas dire que cela durera toujours parce que je ne suis qu’au début du chemin, mais je vais tout faire pour en tout cas. Je mange encore du poisson. C’est triste à dire mais j’ai du mal à développer autant de sensibilité pour un saumon que pour une vache. Pour l’instant j’y réfléchis, je me questionne et je verrai ou cela me mène. Quoi qu’il arrive ce sera vers un arrêt définitif où au minimum, une consommation très exceptionnelle et responsable. Je fais confiance à ma petite voix intérieure pour me guider et me dire si cela me fait du bien ou non alors faites en de même tout simplement 😉